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Le dictionnaire du logiciel d’Antidote n’y va pas avec le dos de la cuillère dans sa définition du mot philanthropie. Amour de tous les êtres humains. L’ampleur de la tâche a de quoi donner le vertige. Pas étonnant alors que le concept puisse sembler élitiste ou réservé aux fondations et aux entreprises. Pourtant, la philanthropie est une pratique courante qui fait partie de la vie de milliers de Québécois et Québécoises. Comme bénévoles, donateur·rices ou bénéficiaires, de nombreuses personnes participent au mouvement de la philanthropie. 

Les arts de la scène prennent aussi part à ce mouvement, même si les dons en culture ne représentent que 1% de tous les dons au Canada. Donner aux organismes culturels est un geste de solidarité important et accessible. Surtout, c’est un geste qui fait vraiment la différence pour les artistes et la culture.

Dans le cadre de la journée nationale de la philanthropie, nous avons posé quelques questions à Olivier Bourbeau-Lemieux, conseiller à la qualité au Curateur public du Québec et abonné philanthrope du CTD’A.

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Qu’est-ce qui vous passionne ?

La lecture, la philosophie, les sports de plein air, la natation, le yoga, le cinéma, la gastronomie et les voyages lents. Et le théâtre, bien sûr !

Qu’est-ce que vous aimez au théâtre ?

La variété infinie des formes que peut prendre cet art, que ce soit dans la teneur du texte ou dans la forme de la mise en scène.

Qu’est-ce que vous n’aimez pas au théâtre ? 

Difficile à dire… En gros, je dirais que j’apprécie moins lorsque l’on tente de « trop en faire ». J’entends par là de chercher à montrer de façon trop insistante « quelque chose » à l’aide d’une mise en scène qui met exagérément l’emphase sur un élément clé, ou par un texte qui cherche trop à nous « éduquer ». Je crois que je n’aime pas qu’on me prenne pour un imbécile, comme spectateur !

Quelle a été votre pièce préférée au CTD’A ?

Moi, dans les ruines rouges du siècle (2012). J’ai vu la pièce quelques mois avant un voyage en Ukraine. Son propos, à mon avis, annonçait la catastrophe à venir.

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire un don au CTD’A ?

Ma seule motivation, lorsque je fais un don, est d’aider un organisme ou une cause qui me tient à cœur. C’est donc dans le seul et unique but d’aider le théâtre d’ici que j’ai agi de la sorte.

Pourquoi est-ce important de donner à la culture ? 

Je suis d’avis que la culture, c’est ce qui émerge de l’existence une fois que l’on a dépassé le stade de la survie. C’est ce qui nous permet de dépasser notre condition animale pour aller « ailleurs », même si cet « ailleurs » demeure insaisissable et indéfinissable. Donner à la culture, c’est donc, de mon point de vue, permettre à des gens dont c’est le métier de nous aider à nous rendre plus humains.

Pour vous, la culture québécoise, c’est….

Une pièce de théâtre dont le texte a été commencé en France et a été terminé sur les rives du Saint-Laurent, qui se joue dans un théâtre nord-américain et dont les acteurs ont de multiples accents.


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